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Ils témoignent

Photo de Jean-Claude Martin

Jean-Claude Martin

Président du Théâtre Auditorium de Poitiers, enseignant en économie à l’IUT de Poitiers

"La culture peut faire la différence"

On entend beaucoup parler de ces jeunes diplômés qui quittent Paris pour s’installer dans d’autres métropoles comme Nantes ou Bordeaux et dans lesquelles ils risquent de se retrouver bientôt comme à Paris : vivre dans la pollution, payer des loyers élevés, passer beaucoup de temps à courir… Dans ma grille de lecture du futur, je n’exclus pas que l’on assiste à un mouvement qui va amener ces jeunes vers des agglomérations comme Grand Poitiers. Elles ont beaucoup d’atouts. Elles sont vertes, l’immobilier y reste abordable et dans le cas Poitiers, on y trouve une université, un CHU, des laboratoires de recherche, des entreprises… et de la culture. L’université est là depuis le 15e siècle, mais la culture, cela a été décidé, il a fallu que, depuis quelques décennies, des élus y croient. Le TAP, le Confort moderne, la médiathèque, les musées, les maisons de quartier, le conservatoire… sont l’objet des politiques successives. Et c’est ce qui peut faire la différence.

La configuration du TAP, avec notamment son auditorium souhaité par la région, explique que la musique classique occupe une part significative dans la programmation. Et l’établissement peut paraître surdimensionné pour un territoire comme Grand Poitiers, mais c’est l’objet d’une volonté politique. Le TAP est une scène nationale. Ce label du ministère de la Culture implique évidemment de diffuser des spectacles, mais aussi de se projeter dans le futur, de permettre à de nouvelles formes d’émerger. Cet aspect de production est moins visible, mais c’est une des missions des scènes nationales, de parier sur des troupes, des spectacles, des idées… Le TAP a la volonté d’être ancré dans le territoire : mettre en valeur des talents locaux, mais aussi d’imaginer des spectacles hors les murs pour irriguer les communes de Grand Poitiers. C’est au directeur du TAP et à son équipe de trouver l’équilibre entre toutes ces missions, en tenant compte des contraintes financières et en visant un public de plus en plus large. C’est une bonne chose pour l’établissement mais surtout, pour le territoire. Cela donne à Grand Poitiers une visibilité sur le terrain culturel.

https://www.tap-poitiers.com/

Photo DR

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