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Ils témoignent

Photo de Stefano Badalacchi

Stefano Badalacchi

Ancien étudiant de Sciences Po, à Poitiers

"Le visage le plus gentil de la France"

Quand je suis arrivé de Colombie à Poitiers, j’ai découvert le visage le plus gentil de la France. J’ai d’abord été accueilli. Je n’ai pas rencontré le moindre souci. On m’a aidé à m’installer, tout le monde a été adorable avec moi. J’ai ensuite trouvé une ville à taille humaine, où, à la différence d’avec Bogota, les déplacements se faisaient facilement et confortablement, où il était possible de bouger librement. J’ai éprouvé alors une sensation de liberté et de sécurité. Je me suis dit que j’étais dans un pays merveilleux et Poitiers était le miroir de ce pays, où je suis finalement resté ! Dans cet espace et pendant ces années, qui ont beaucoup compté dans mon développement de jeune adulte, j’ai appris la solidarité et l’autonomie. J’ai été heureux. C’était comme un laboratoire qui m’a laissé libre d’expérimenter, de découvrir qui j’étais sans rencontrer le moindre souci, en toute sécurité. Je suis tombé amoureux de la ville et de la France, grâce à Poitiers. Et quand, après ma deuxième année, j’ai dû poursuivre mon cursus à Milan, j’avais le cœur brisé de partir.

Aujourd’hui, dans mon quotidien, Poitiers continue de m’accompagner. Le nom de la ville, combiné à une série numérique sert de mot de passe à mes applications mobiles et à mes réseaux sociaux. Dans le futur, j’aimerais retourner m’installer à Poitiers. Quand les gens parlent de revenir aux sources, aux racines, ils pensent à rentrer chez eux, dans leur pays d’origine, moi c’est Poitiers qui m’attire pour cela. Avoir cette perspective, peut-être lointaine, en tête, me tranquillise. Dans les journées de stress, je me dis : « Au bout de tout ça, il y a cet endroit sûr, où je sais que je pourrai rebondir… »
Je parle de Poitiers à tout mon entourage. Quand un ami arrivait de Colombie, je lui faisais prendre un TGV direct pour Poitiers : c’était le passage obligé. On me taquine sur le sujet. D’ailleurs, je me marie en août et avec ma famille et ma belle-famille, nous passons la veille du mariage à Poitiers, tous ensemble. Je suis un ambassadeur convaincu ! Je transmets un message vraisemblable auquel je crois en raison de cette expérience à laquelle je suis tellement attaché.

Venu de Colombie pour étudier à Sciences Po, Stefano Badalacchi est aujourd’hui courtier en assurances, installé à La Défense. Ses années à Grand Poitiers occupent une place essentielle dans son cœur et dans ses souvenirs.

Photo DR

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